La décision
Soupçonner et confirmer une grossesse non
planifiée est une expérience que la plupart des femmes
vivront au cours de leurs années de fécondité. Aucune
méthode contraceptive (autre que l’abstinence) n’est
efficace à 100%. Il est estimé que chaque femme
nord-américaine sexuellement active et qui utilise une forme
de contraception aura en moyenne deux grossesses non
planifiées pendant ses années reproductives. L’incidence de
la grossesse est plus élevée chez celles qui n’utilisent
aucune méthode contraceptive. Bien que quelques femmes
accueillent avec bonheur la nouvelle d’une grossesse, la
plupart ressentent une variété d’émotions, allant de
l’ambivalence et l’appréhension à la colère et à la
dépression. Beaucoup de femmes estiment qu’en raison de
leurs croyances, elles doivent poursuivre la grossesse,
malgré leurs appréhensions. La plupart des femmes tiennent à
envisager tous leurs choix, même s’ils semblent difficiles,
et beaucoup choisiront d’interrompre leur grossesse. Les
statistiques récentes montrent que la moitié des femmes
canadiennes faisant face à une grossesse non planifiée
choisissent l’interruption de grossesse. L’avortement peut
également devenir une option dans le cas d’une grossesse
planifiée quand la situation où se trouve la femme se
transforme; enfin, des raisons sociales ou médicales peuvent
amener une femme à envisager l’avortement.
Les femmes estiment généralement qu’elles ont
trois options lorsqu’elles se trouvent enceintes: poursuivre
la grossesse et avoir un enfant, poursuivre la grossesse et
donner l’enfant en adoption, ou interrompre la grossesse. Le
statut monoparental ne porte plus la marque de honte qu’il
avait il y a une génération. La plupart des femmes qui
choisissent de continuer leur grossesse vont habituellement
garder leur enfant; le don en adoption a sensiblement
diminué au cours des dernières années. Cela ne veut pas dire
qu’il ne s’agit pas d’une option valable; certaines jeunes
femmes aux prises avec des dilemmes moraux en matière
d’avortement, mais qui ne se sentent pas prêtes à devenir
parent, choisiront cette décision.
Pour la plupart des femmes, cependant, le
choix se pose entre poursuivre la grossesse et garder
l’enfant ou opter pour l’avortement. Cette alternative
concerne également toutes les femmes, indépendamment de leur
situation financière ou sociale. Les femmes mariées, les
femmes célibataires, les étudiantes, les travailleuses, les
adolescentes, les mères et les grands-mères peuvent toutes
se trouver confrontées à une grossesse non planifiée.
Si vous constatez que vous êtes enceinte et
que vous vous sentez confuse face à vos choix, il peut être
important pour vous d’explorer ce qui rend votre décision
difficile. Il est souvent utile de mettre sur papier les
différents choix qui s’offrent à vous et d’en noter les
avantages et inconvénients, les pour et les contre. Cet
exercice jette habituellement plus de clarté sur la
situation. Si vous êtes toujours indécise, il peut être
utile d’en parler avec quelqu’un, soit un membre de votre
famille, un(e) ami(e) ou une conseillère.
Quelques questions à vous poser
Que me fait ressentir le fait d’être
enceinte?
Qu’est-ce que je pense de l’idée de devenir parent?
Que m’apporterait chacun des choix possibles?
Qu’est-ce que je perdrais dans l’une ou l’autre
situation?
Qu’est-ce que cela signifie au plan financier?
Comment mes choix sont-ils en accord ou en conflit avec
mes convictions et mes valeurs?
Il peut être utile de résumer vos réponses à
ces questions et de prendre note de toutes vos autres
pensées. Prenez le temps d’y réfléchir quelques jours et
d’être à l’écoute de vos émotions.
Un site qui peut vous aider dans votre
démarche est le
www.pregnancyoptions.info
(en anglais).
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